La fiscalité automobile en Belgique repose sur un équilibre complexe entre compétences régionales et fédérales. À partir du 1er juillet 2025, plusieurs changements importants entreront en vigueur, notamment en Wallonie, avec une réforme de la taxe de mise en circulation (TMC) et une évolution progressive de la fiscalité des voitures de société. Familles, entreprises et salariés devront anticiper ces nouvelles règles afin d’optimiser leurs choix de véhicules.

En Belgique, la fiscalité automobile relève à la fois des Régions pour la taxe de circulation annuelle (TCA) et la taxe de mise en circulation (TMC), et du niveau fédéral pour les règles de déductibilité fiscale. En Wallonie, le Gouvernement a adopté un nouveau décret modifiant la réforme de la fiscalité automobile décidée sous la précédente législature.
Le principe de base reste inchangé : la réforme concerne uniquement la TMC, payée lors de l’achat du véhicule. Le nouveau décret vise cependant à ajuster certaines mesures à partir du 1er juillet 2025, avec plusieurs objectifs clairs : soutenir les familles, encourager les véhicules à faibles émissions, garantir la continuité du système de taxation automatisé et maintenir le régime fiscal des véhicules ancêtres.
Parmi les principales mesures prévues :
La réforme prévoit également une adaptation de la taxation pour les véhicules 100 % électriques et neutres en carbone. Le Gouvernement wallon a décidé de réduire le coefficient énergie dans la formule de calcul de la TMC pour la majorité de ces véhicules, ce qui entraîne une baisse significative de la taxe à payer selon la catégorie du véhicule (citadine, familiale ou polyvalente).
En revanche, aucune modification n’est prévue pour les véhicules de type limousines, sportives ou hyper sportives, dont la taxation reste inchangée.
Du côté des voitures de société, la transition vers l’électrique s’accélère : plus de 80 % des nouvelles voitures de société sont désormais entièrement électriques. Les hybrides rechargeables conservent un intérêt fiscal à court terme, mais leur déductibilité diminuera progressivement entre 2025 et 2028. Pour bénéficier d’une déduction maximale, il est donc crucial de mettre ces véhicules en service rapidement.
Par ailleurs :
L’évolution de la fiscalité automobile impacte également l’avantage de toute nature (ATN) pour les salariés. Celui-ci est indexé annuellement et a augmenté en raison de la baisse des émissions moyennes de CO2 sur le marché. Les véhicules essence et diesel subissent ainsi une hausse de l’ATN, partiellement compensée par la correction liée à l’âge du véhicule.
Concernant la recharge des véhicules :
Enfin, les règles de déductibilité fiscale des voitures de société évoluent selon la date d’acquisition du véhicule. Les voitures achetées avant juillet 2023 conservent une déductibilité à vie, tandis que les véhicules acquis entre 2023 et 2025 sont soumis à un régime transitoire. À partir de 2026, seules les voitures totalement sans émissions pourront encore bénéficier d’une déductibilité fiscale, laquelle diminuera progressivement jusqu’en 2031.